Actualité du marché de l'immobilier en Tunisie

Actualité du marché de l'immobilier en Tunisie

AKRAM BSILA décembre 13, 2019 Tunisie, ARCHITECTURE, Actualités

L'immobilier, ce bien physique qui comprend indissociablement la construction et le terrain sur lequel elle repose, qu'on le possède ou qu'on le loue, est devenu vraisemblablement et indéniablement un bien de luxe, inabordable, inaccessible, et difficile à acquérir.

En effet, en Tunisie, l'accession à la propriété est de plus en plus onéreuse et ceci est dû à la hausse des prix de l'immobilier qui, en termes réels, ont continué à s'envoler incessamment durant les cinq dernières années.

Bien évidemment, les premiers catalyseurs qui ont grandement alimenté cette hausse exubérante et qui "légitiment" la flambée des prix immobiliers observée, ce sont l'augmentation de la demande, l'augmentation des prix des logements de l'ordre de 9% pour les appartements et de 8,6% pour les maisons, et bien sûr, l'augmentation de 7,3 % au niveau des prix des terrains ....

De nouveau, la hausse des prix observée tout au long des trimestres précédents poursuit son chemin, en effet, un état des lieux du marché immobilier actuel et des données chiffrées par l’Institut National de la Statistiques (INS) témoignent une tendance haussière et une flambée de 8.3% au cours du troisième trimestre de 2019 par rapport à l’année précédente, de ce fait, les prix des appartements ont augmenté de 18,2%, ceux des maisons ont enregistré une hausse de 17,9%, et également un renchérissement au niveau des prix des terrains qui ont enregistré une amplification de 1.8% au cours du troisième trimestre de 2019 par rapport à la même période de 2018.

Néanmoins, face à l'envol des prix de l'immobilier qui ne s'est quasiment pas interrompu durant les cinq dernières années, les transactions immobilières quant à eux, ont enregistré une déclinaison de 8.4% au troisième trimestre de 2019 par rapport à la même période de 2018, notamment une régression de 1.8% pour les appartements, de 17.7% pour les maisons, et finalement, en ce qui concerne les terrains bâtissables, la chute est estimée à 9%.